Links
{link}
Budget --------
Filmming
Location
Some time in early 1987
France/Switzland
Date
Released
1988.09.17
Toronto Film Festival
1988.12.17

Paris, France
Admission
& Box-Office
---- in France
DVD & Video 0000.00.00 in France


Milan Noir (1988)

DIRECTOR: Ronald Chammah
CAST: Joaquim de Almeida; David Warrilow; Jean Benguigui; Hanns Zishler

SYNOPSIS

Le Miroir à trios faces
Le Monde, le 30 decembre, 1988

Trois Hommes se renvoient les reflets d’une femme. Mystère d’une fascination. Hommage à Isabelle Huppert.

Un magasin de jouets, quelque part à Milan. Tremaine (Joaquim de Almeida) y entre pour acheter un grand singe en peluche. Sarah (Isabelle Huppert), la propriétaire du magasin, ne sait pas faire le paquet, s’énerve, puis se met à rire. Tremaine est conquis. Il va revoir Sarah, l’aimer.

Ce n’est pas chose facile. Tremaine, restaurateur de tableaux, boxeur amateur, vit dans un monde normal avec une famille, des amis. Pas Sarah. Elle a eu, dans sa vie, une grande passion pour Romain, chef d’un groupe terroriste, qui a trahi, s’est enfui à l’étranger. Mais le voici de retour. Il se cache, elle le sait. Sa présence pèse, du passé au présent car Tremaine lui ressemble. Et puis, il y a un autre homme, le commissaire Moran (David Warrilow) qui a protégé, aidé Sarah. Très amoureux, jaloux, il la fait surveiller par De Giorgi (Jean Benguigui). Et Tremaine qui voudrait Sarah pour lui tout seul ne comprend rien au comportement de cette femme. Elle se donne, se dérobe, disparaît, réapparaît, se raconte, puis se replie sur des secrets, des mensonges. Sur sa vérité, vérité insaisissable pour les trois hommes – dont l’absent. Ils n’ont chacun qu’un reflet de Sarah, comme s’ils étaient, pour elle, les trois faces d’un miroir.

Ronald Chammah, grand cinéphile, qui débute dans le long métrage après avoir été assistant de théâtre, d’opéra, de cinéma, semble s’être souvenu de la fascination exercée par Laura, personage-culte du film—culte d’Otto Preminger. Mais il a retourné cette fascination comme un défi lancé par Sarah à un univers masculin éclaté – Tremaine, Moran et l’invisible Romain pourraient être le même homme, et aucun n’est ou ne peut se croire maître du destin. L’histoire se passe dans une ville, Milan, déserte et comme fantomatique. Décor d’une toile de Chirico investissant un espace réaliste pour y créer des pans d’imaginaire. Un monde dont la femme, libre et souveraine sous ses allures de prisonnière du passé, détient la clé. On plonge dans le mystère jusqu’à s’y perdre (quelques défauts du scénario) mais on se raccroche à l’étonnante présence d’Isabelle Huppert. Femme vivante et rêvée, belle comme une figure de peintre préraphaélite, actrice en nouvelle maturation, plus encore que dans Une affaire de femmes, elle est la respiration, le cœur battant d’une mise en scène intuitivement conçue pour lui rendre hommage. L’originalité fondamentale de ce film tient à cette récréation mythique d’Isabelle Huppert, à l’atmosphère étrange et baroque dans laquelle elle nous entraîne, en même temps que ses partenaires masculins subjugués (- by Jacques Siclier, from Le Monde, December 30, 1988)

NOTE

The film was only released in one cinema in Paris, during the Christmas time of 1988. It was written by Catherine Braillat, and directed by Ronald Chammah, a man behind Isabelle since 1982. It seems that the film is the only one he ever directed. Now, he is emerging more as a film producer. - FORUM

QUOTE

Isabelle Huppert
"Avec beaucoup de sérénité", by Serge Toubiana, Cahiers du Cinema, septembre, 1988
C’est un film sur le souvenir : un passé hante les personnages, le terrorisme qui est comme une métaphore de chaque personnage pris individuellement. Il y a l’idée de la manipulation : le monde est organisé selon une vaste manipulation, on manipule pour séduire, on séduit pour manipuler. Le film est comme la radiographie d’une époque: celle d’un idéalisme et de sa négation par le terrorisme. Celui-ci est vu comme une révolte adolescente – certes plus dangereuse que n’importe quelle révolte – dont on ne finit pas de sortir. Il y a aussi un côte fantomatique dans Milan noir, comme si tout sortait d’une ville en décomposition, à l’image de l’état de crise des personnages. Ce passé qui les hante, ce serait peut-être l’inconscient dont il n’arrive pas à se débarrasser. Le personnage que je joue se débat entre un monde impur et un monde pur: le terrorisme, la manipulation, comme forces souterraines. Le personnage qu’interprète Joaquim de Almeida serait presque angélique. Ça me fait penser un peu à l’univers d’Antonioni… Là encore, mon personnage, Sarah, se caractérise par cette « zone du non », sans le côte documentaire qu’il y a dans le film de Chabrol. Là c’est plus idéalisé. Chaque décor a une signification symbolique en rapport avec l’histoire : Sarah a du mal à sortir de l’enfance, donc elle travaille dans un magasin de jouets, elle est dans un univers ludique. Et le premier lien avec Joaquim, c’est ours en peluche qu’elle lui vend…

AWARD

- Toronto Film Festival, September 17, 1988
- Le Festival de Belfort, 1988

TRIVIA

The only film of Ronald Chammah - father of Isabelle's children. Written by Catherine Breilat and shot in Italy. Isabelle ever admitted, the films made between 1984-1988, are the choices of consolation for psychoanalytical curing. The film by R. Chammah & C. Breillat perhaps is particularly true one for curing.

REVIEW

Avoir vingt ans a Belfort
Liberation, December 17, 1988
Isabelle Huppert est le motif central de Milan noir de Ronald Chammah. On dirait que le cinéma a été inventé pour elle et son impressionnant impassibilité. La tragédie se joue ici dans le secret d’une présence énigmatique, ne montrant rien des tempêtes qui grondent à l’intérieur mais les laissant toutes deviner. Ce hors-champ crée le véritable suspense du film. (from "Avoir vingt ans a Belfort", Liberation December 17, 1988)

Sosies Fan Tutti
Télérama, n. 2034, Jan 4, 1989
Un dirigeant de groupe armé qui a trahi à la fois ses anciens compagnons et la police, a trouvé son salut dans la fuite. Dix ans plus tard il se rappelle au souvenir de Sarah, son ancienne compagne, en lui annonçant par téléphone son retour à Milan.

Sarah s’éprend, sur ces entrefaites, d’un garçon qui ressemble étonnamment à l’exbrigadiste. Le commissaire Moran, auquel elle est liée par une passion trouble, confond les deux hommes et s’apprête à fondre sur sa proie.

Des dialogues faussement « pensés » mais réellement indigents, que seule Isabelle Huppert parvient à interpréter sans sombrer dans le ridicule, gâchent cette œuvre ambitieuse. Cet échec est d’autant plus navrant que Ronald Chammah compose ses plans avec une talentueuse virtuosité.

Dans ses meilleures séquences, ce premier film diffuse une sourde angoisse qui évoque les maîtres américains du suspense. Cela devrait inciter un producteur avisé à donner une seconde chance à son jeune réalisateur en lui finançant soit un film d’auteur, soit un polar classique, mais en lui interdisant de jouer, comme il le fait ici, sur les deux tableaux. -(Jshka Schidlow, Telerama, Jan 4, 1989)

TOPˆ
CAREER > | FILM | THEATER | TV & OTHERS | TRIVIA | AWARD |
 
 

| journal | biography | career | archive | vue par | gallery | forum |
| email me | site map and links | guestbook |
| home |

This site does not have any affinities to Isabelle Huppert officials
Every word written and complied here is simply from the souls of her honest fans,
and their fantasies on this respectful and great actress in the world.

design_edit©weiyan, since 2002
http://www.isabellehuppert.com